Mon appel à la justice climatique

Cher Emmanuel Macron,

Aujourd’hui, les répercussions du dérèglement climatique se font sentir dans le monde entier. En tant que militante pour le climat au Nigeria, j’ai pu être témoin de son impact direct sur les populations qui n’ont pas les moyens d’y faire face.

Il y eut un temps où le lac Tchad était l’un des plus grands lacs du continent. Ses rives, gorgées de minéraux, englobaient une partie du Niger, du Nigeria, du Tchad et du Cameroun. Les moyens de subsistance de 30 millions de personnes y étaient étroitement liés.

Cette époque est révolue. Le dérèglement climatique a causé l’assèchement de 90% de la surface du lac. Toutes les populations qui en dépendaient en ont beaucoup souffert.

Privées de leurs moyens de subsistance, de nombreuses familles ont dû quitter leur foyer. La faim et la maladie n’ont pas tardé à se faire sentir. De violents conflits sont nés du manque de ressources. Aujourd’hui, le bassin du lac Tchad fait face à une véritable crise humanitaire.

Ce ne sont pas nos pays qui portent la responsabilité historique du dérèglement climatique. Pourtant, nous sommes les premiers à en subir les chocs les plus violents. Dégâts économiques considérables, pertes de nos terres et de nos sites culturels, la liste est longue…

Nous sommes en quête de justice. Et quand on parle de justice climatique, il s’agit de soutenir les populations qui en ont le plus besoin, et non de les abandonner à leur sort.

Pour réellement renforcer notre résilience face au dérèglement climatique, il faut tout d’abord être en mesure de faire face aux catastrophes d’aujourd’hui. Il revient aux pays riches, les principaux pollueurs, d’assumer leur responsabilité morale en soutenant financièrement les pays à faible revenu pour qu’ils puissent s'adapter et investir dans les technologies vertes.

À mesure que les températures mondiales continueront à grimper, l’histoire du lac Tchad se répètera un peu partout dans le monde. Qu'il s'agisse de se défendre contre les inondations, de développer des cultures résistantes à la sécheresse ou d'investir dans l'agriculture à petite échelle, il faut que nous disposions des outils pour faire face à la plus sérieuse crise de notre époque.

Les promesses, mille fois entendues, de mesures futures ne nous intéressent plus. C’est sans plus attendre que les dirigeant·e·s doivent débloquer les fonds pour la justice climatique !

Cordialement,
Adenike Oladosu

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